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Je n'aurais jamais cru voir Aella rougir à ce point. D'habitude, les histoires romantiques ne m'intéressaient pas même si ma mère était la déesse de l'Amour mais là, j'ai fait une exception juste pour Aella. Je me suis tournée vers Bella et Mathilde en souriant. Elles avaient l'air de quelqu'un qui aurait vu une scène de baiser. Je me suis alors demandé à quoi elles pensaient.


— Alors ? ai-je dis pour être qu'elles étaient toujours avec moi.


J'avais beau les connaître depuis un certain temps et pourtant, je ne les avais jamais vu rester sans voix aussi longtemps.


— C'est... commença Mathilde.

— Je crois que le mot manquant est... continua Bella.

— Romantique ou stupéfiant ? ai-je proposé. Moi, je dis que le mot juste est romantique. Vous avez vu comment Aella rougit ?


Mathilde jeta un coup d'œil par l'escalier et grimaça comme si elle venait de se rappeler d'un mauvais souvenir.


— C'est écœurant, plutôt ! a-t-elle dit. Ben moi, je me casse ! Je n'ai pas envie de voir leur baiser.

— C'est pour bientôt ! répondis-je en gloussant


Mathilde a alors pris un air furax et est partie d'un pas lourd. Bella soupira.


— Tu sais que l'Amour et la Guerre, ça ne va pas ensemble.

— Faux, c'est le contraire. Sinon, pourquoi ma mère et son père s'apprécient tellement bien ? ai-je demandé en pensant que j'avais marqué un point.


Elle m'adressa un faible sourire et répondit.


— Pauvre Héphaïstos... Bon, je vais aussi la rejoindre car je crois qu'elle a envie de tout casser.

— D'accord mais moi, je vais rester un moment ici pour voir si il y a une amélioration. Et après, je te raconterai tout.


Elle hocha la tête et partit à son tout. Je me suis alors demandée comment elle et Mathilde trouveront un copain si ça continue. Tandis qu'assise dans les escaliers, Aella rougissait de plus en plus. C'était bizarre de la voir comme ça. Enfin, j'ai découvert comment elle réagissait face au beau gosse, maintenant. Julian finit par partir et j'ai alors vu Aella monter les escaliers d'un pas chancelant comme si elle allait s'évanouir. Lorsqu'elle me vit, Aella me lança un regard noir.


— Tu peux me raconter les détails, Juliette ? ai-je demandé. Alors, comment était ton Roméo ?

— Primo, je ne m'appelles pas Juliette, et deuxio, de quoi parles-tu ?

— Ne fais pas l'imbécile et raconte-moi ce qui s'est passé.

— Rien du tout ! s'est empressée de dire Aella. On a juste parlé...

— Parlé de quoi ? Allez !

— De... météo !


Bravo l'excuse bidon.


— Hum, très intéressant. C'est pour ça que tu es aussi rouge ?


C'est alors qu'elle commença à rougir de plus en plus.


— Je ne... Je ne rougissais pas !

— Tu devrais te regarder dans un miroir parce que là, tu ressembles à une tomate.


Elle regarda le sol d'un air gêné... Attendez, gêné ? Depuis quand Aella est-elle gênée ?


— D'accord, j'arrête de te taquiner. On va rejoindre les autres ?

— OK, répondit-elle en hochant la tête.


On discuta dans les couloirs du Nome et tout paraissait normal dans ce lieu. À l'extérieur, ça ressemblait à un temple mais de l'intérieur, ça correspondait tout à fait à la description que j'ai du mot « manoir ». Aella me parla de ce qu'elle comptait faire dans le Nome, c'est à dire faire la vie des autres adolescents d'un misère et de continuer à taquiner Mathilde et Bella. Dans ma tête, j'ai aussi pensé que je devrais préparer des projets de ce genre. En chemin, devant une porte, on vit Sadie adossée contre un mur avec un portable dans les mains. Elle nous remarqua et nous salua.


— Salut, tu vas bien ? ai-je demandé.

— Très bien, merci, répondit Sadie.

— Même trop bien, pas vrai, Aella ? ai-je ajouté.


La mine d'Aella s'est alors assombrit.


— À ce point-là ? demanda Sadie en nous regardant tour à tour. J'ai l'impression que vous me cachez quelque chose.

— Je pense qu'une histoire d'amour va se préparer, comme Julian et Aella... ai-je finalement dit.


Sadie nous regarda d'un air perplexe. Aella me jeta une nouvelle fois un regard noir. C'est vrai que je n'aurais du jamais dire ça mais Sadie prit la parole :


— C'est impossible, Julian a déjà une petite amie. C'est Misaki.

— Quoi ? dit Aella, étonnée par cette nouvelle


Je me suis soudain coup senti mal pour Aella. Pourquoi je l'ai dit ? J'ai alors repensé au comportement vaniteux que j'avais au collège. Aella baissa les yeux et a alors dit d'une voit rauque :


— Je t'avais bien dit que rien ne se passait entre et lui et moi, car vu qu'il ait... une petite-amie.

— Aella, je... ai-je tenté de dire. Je ne savais pas que...


Elle secoua la tête avec l'air de dire qu'elle ne voulait plus rien entendre Là, je suis aller trop loin. J'ai essayé de chercher les mots justes pour me faire pardonner, mais rien n'est sorti de ma bouche. Tour à coup, j'avais l'impression qu'une boule se formait dans ma gorge. Je demande si Aella continuera toujours à me regarder comme avant... Sadie nous regarda comme si elle avait raté un épisode.


— Vous n'étiez pas au courant ? Enfin, c'est vrai que vous êtes nouvelles. Ça fait depuis quelques semaines qu'ils sortent ensemble. Disons que c'est juste une nouveauté.

— C'est impossible qu'ils... ai-je dit mais Aella me stoppa en me donnant un coup sur la tête par derrière.

— Arrête, elle est en train de déconner, expliqua-t-elle à Sadie.

— Enfin... a répondu Sadie. Moi aussi, je suis d'accord que Julian et Misaki sont comme le feu et la glace. Je me suis toujours demandée pourquoi ils sortent ensemble et...

— J'en ai rien faire de Julian et de sa copine Misaki ! cria Aella. Arrêtez de me casser les pieds avec ça !


Elle s'en alla en trombe dans les couloirs. Sadie l'a regarda partir puis se tourna vers moi.


— Tu devrais l'aider, m'a-t-elle conseillé. Je crois qu'elle est vraiment amoureuse de lui. Ta mère, ce n'est pas la déesse de l'amour, par hasard ?

— Mais ce n'est pas franchement un cadeau car parfois, je peux être vaniteuse et compliquer les histoires d'amour.

— J'ai vu ça mais tu devrais quand même l'aider. Tu es son amie, n'est-ce pas ? Alors, fonce et va la réconforter.

— Merci et en fait, qu'est-ce que tu faisais avec ton portable ? Je lui ai demandé ça car je voulais absolument changer de sujet.


— J'essayais juste de joindre une amie qui est partie en mission. On arrivait pas à la joindre par magie. Alors, j'essaye la façon moderne.

— De quoi, vous parlez ?

— C'est top secret.


Je n'ai pas cherché à en savoir plus. J'ai parcouru de diverses salles pour retrouver Aella, qui s'était accroupie dans sa chambre. Si seulement je n'avais pas ouvert ma bouche, à ce moment-là. Je me suis comportée comme une gamine et désormais, Aella devait surement m'en vouloir à mort. J'avais envie de la réconforter mais je ne savais pas quoi dire. Peut-être qu'elle pourrait passer à autre chose ou pas.... J'oubliais parfois qu'elle pouvait être fragile derrière sa carrure de fille de Zeus. Elle prit la parole sans me regarder.


— Laisse-moi, Mélodie.

— Écoute, Aella, je suis désolée. J'ai vraiment pensé que...


Elle releva la tête et je n'ai cu que de la haine dans son regard.


— Je te jure que si tu racontes de cette histoire à quelqu'un, je n'hésiterai pas te faire du mal, pigé ? a-t-elle dit en me menaçant, avant de se retourner pour ne plus me regarder en face. Maintenant, dégage tout de suite de ma chambre.


J'ai reculé et fermé la porte. Je suis partie en silence dans les couloirs et même assez éloignée, je l'entendais crier des grossièreté en mon nom. J'ai encore tout gâché. J'aurais tellement aimé ne pas être une fille d'Aphrodite. Serte, j'aime la mode mais je déteste d'habitude les trucs d'amour. C'est ce côté en moi qui m'énerve et en plus, je devais tout ça à mes origines. De toute façon ne pouvais rien y faire. Finalement, j'ai finalement eetrouvé Mathilde et Bella en pleine discussion, assise autour d'une table mais à côté d'elle, il y avait Misaki et Julian. Oh non, pas eux... Mathilde me remarqua, suivie de Bella qui m'appela :


— Mélodie !


Misaki et Julian se tournèrent vers moi.


— Où est Aella ? demanda Julian


Misaki lui jeta un regard noir mais son petit-ami ne le remarqua même pas.


— Elle.. Elle visite en détails le manoir, ai-je menti.

— Elle aurait pû me demander comme guide, je l'aurais aidé.

— Julian, je te rappelle qu'on était au parc tout les deux, lui a rappelé Misaki

— Oui, oui, je sais.


Je me suis assiste à côté de Bella, le plus loin possible de Misaki. Je n'arrêtais pas de repenser à ce qui venait de se passer. Je n'arrivais toujours pas à croire que Julian sortait avec Misaki, ils n'allaient absolulent pas ensemble. À mon grand soulagement - pour la première et dernière fois - Zac entra dans le réfectoire.


— Julian et Misaki, on avait prévu d'aller faire un tour au skate park. Vous venez ?

— Attends, je... dit Julian

— Oui, bien sûr ! répondit Misaki à sa place en le tirant par le bras.

— D'accord, Misaki, accepta-t-il finalement.

— Super.


Julian se tourna vers nous.


— Si vous voyez Aella, dite lui que je la cherche.

— Compte sur nous, promit Mathilde.


Peu après leur départ, Mathilde et Bella me regardèrent bizarrement.


— Mélodie, qu'est-ce que tu nous caches ? demanda Mathilde. — Ça a un rapport avec Aella ? ajouta Bella.

J'ai hoché la tête et supposé qu'elles allaient me poser des questions de ce genre jusqu'à ce que je leur apprenne la vérité. Et c'est à contre-cœur que je leur ai raconté dans les moindres détails mon entrevue avec Aella et Sadie.

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