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Je m'appelle Aella Néfret et je suis la fille du Roi des dieux. Pour ceux qui ne le savent pas, c'est Zeus, le Dieu de la Foudre, le père des dieux, le coureur des jupons... Bref, je vais reprendre à l'endroit où s'est arrêtée Mathilde. Lorsque j'ai vu le type surgir, je n'avais qu'une seule envie, c'était de le foudroyer d'un simple claquement de doigts. Et pourquoi ? Au moment où il s'est incrusté, j'étais sur le point de mettre en friture cette Mélodie de m... Vous savez de quoi je parle. Pendant que je le regardais avec la rage dans le cœur, il descendit l'escalier quatre à quatre, en se prenant pour le boss. Et après s'être gratté la tête, il démarra enfin une conversation :


— Qui êtes-vous ? Ce n'est pas Bastet qui vous a envoyé ici ?

— Vous parlez de la femme qui ressemble un félin ? À propos, est-ce bien elle qui a remporté l'Oscar du Meilleur Costume Original de cette année ?

— Aella, quand est-ce que tu vas la fermer une bonne fois pour toute ! me réprimanda Mélodie.

— Tu ne penses pas qu'il y a des gens qui pensent la même chose à propos de toi ?


J'entendis Mathilde soupirer une nouvelle fois. Pourquoi le fait-elle tout le temps ? Ce n'est pas de ma faute si Mélodie me cherche tout le temps.


— Juste pour information, je suis là si vous ne l'avez pas remarqué, ajouta l'inconnu. Et quand allez-vous vous présenter, les filles ?


Bella s'avança et pour une fois, je l'ai laissé faire. Pendant qu'elles nous présentaient, j'inspectais le mec dans le but de me demander si ce n'était pas un monstre déguisé en humain. Et oui, être des demi-dieux, c'est de se méfier de tout ce qui nous entoure pour ne pas se faire tuer. En plus, j'en ai la preuve : Japet, l'un des gosses d'Ouranos, avait l'intention de tuer son père avec ses frères et sœurs. Et pour l'attaquer par surprise, il ne s'est pas caché mais au contraire, il a étendu ses bras et son père l'a pris pour un arbre, sans se méfier que c'était son propre fils et à la fin, il a été la victime du premier meurtre de l'humanité. Quand j'y pense, c'est franchement balot... Bon, je disais que lorsqu'on est un demi-dieu, on ne se sent jamais en sécurité. Avant de rencontrer Mathilde, Mélodie et Bella, je me faisais constamment attaquer par des monstres. On ne peut pas dire que mon enfance était le paradis sur terre.

Tout un tas de questions se bousculaient, à tel point que j'étais dans la lune. Agacée, Bella me secoua le bras et je vis tout le monde me regarder. Ils attendaient sûrement que je dise quelque chose.


— Aella, on sort du Pays des Bisous-Nours, me dit Bella.

— Hein ? Qu'est-ce qui se passe ?

— Je m'appelle Carter, fils d'Osiris et dirigeant du Nome 21 de Brooklyn, répondit-il, agacé. Et toi qui voulais savoir qui je suis, et bien t'étais dans la lune !


Il est le dirigeant d'un gnome ! Ne voulait-il pas dire patron d'un élevage de gnomes ? Non, j'ai sûrement mal compris, mais n'est-il pas le fils d'Osiris ? Cela le rend encore plus dangereux.


— Euh.. Gnome ? ai-je demandé.


Le prénommé « Carter » se tapa le front avec la paume de sa main. Et pourtant, ce n'est pas de ma faute si je ne connaissais pas ce mot !


— Pas gnome, mais nome ! N-O-M-E. Au cas où tu te demandes ce que ça signifie, c'est un district Égyptien des pharaons, expliqua-t-il. — Si je connais ma géographie, on est aux États-Unis. Alors, que fait un district égyptien à Brooklyn ?

— Je pense que ce serait trop compliqué pour toi si je te l'explique.

— Hé, je ne suis pas c...

— Maintenant, suivez-moi, reprit-il en m'interrompant.

— On te suit, répondit Mathilde.

Carter s'est immobilisé à l'entrée — un large panneau de bois sombre, à peu près de la taille d'une porte de garage, sans poignée ni serrure visibles. Il leva un bras et le panneau coulissa vers le haut.

Je me méfiais de plus en plus de cet endroit qui n'était pas normal.


— Après vous, dit-il.


Une fois à l'intérieur, chacune de nous poussa un cri d'admiration.


— C'est la grande salle, indiqua Carter.


Celle-ci n'avait pas usurpé son nom. Le plafond, d'une hauteur de trois étages et constitué de poutres en cèdre, était soutenu par des colonnes de pierre gravées de hiéroglyphes. On pouvait aussi apercevoir une collection d'armes et d'instruments, ainsi que trois balcons faisant le tour de la pièce, dotés de portes donnant sur le vaste espace central. Cheminée large, canapés en cuir, téléviseur à écran plasma, la salle avait tout l'équipement d'une parfaite salle de séjour. Une immense baie vitrée laissait voir une terrasse avec piscine, coin repas et brasero.

Mais le clou du spectacle, c'était la statue monumentale en marbre noire qui se dressait au centre de la salle.


— C'est le dieu Thot, dis-je. — Comment le sais-tu ? demanda Mélodie

— Parce que ma mère me lisait des histoires sur les dieux égyptiens. Donc, voilà.

— Et si on allait au deuxième étage ? proposa Carter. Vous verrez vos chambres qui, j'espère, vous conviendront.


Bella s'est soudain mise à paniquer.


— Attend, t'es en train de dire que nous passerons la nuit ici ?

— Plus précisément, vous allez habiter dans le manoir.


Il y a eu un grand silence. Apprendre que nous allons vivre dans ce manoir a été une grande surprise.


— De toute façon, c'est mieux que de traîner dans les ruelles sales et insalubres d'Aella, commenta Mélodie.


Je lui ai lancé un regard noir qu'elle ne vit même pas, puis on a monté deux étages avant d'arriver dans un couloir assez sombre avec des portes en bois. Carter indiqua nos chambres et la mienne se trouvait tout au fond. Celle de Bella était à gauche et celles de Mathilde et Mélodie à droite. Au moins, la chambre de Mélodie se trouvait la plus éloignée de la mienne.

Avant de nous quitter, Carter nous demanda de descendre à 18h50 au rez-de-chaussé, pour le dîner, et je suis entrée dans ma chambre. Elle comportait un coin cuisine avec un placard rempli de bouffe. Il y avait aussi une télé, un ordinateur, une chaîne stéréo dernier cri, une salle de bain avec équipement complet et même un lit extra large, même si l'oreiller semblait un bizarre. Bien plus tard, j'allais par apprendre qu'il s'agissait d'une repose-nuque en ivoire.

La chambre possédait même un balcon donnant sur le port de New-York — on apercevait Manhattan et la Statue de la Liberté au loin — mais la porte-fenêtre coulissante ne s'ouvrait pas.

J'ai posé mon sac Reebok sur le sol et ôté mon sweat à capuche bleu marine. Épuisée, je me laissai tomber dans le lit et fit une sieste. En entendant du bruit dans les couloirs, je me suis réveillée en sursaut. Il était 18h55 et, après avoir défroissé mes habits et donné un dernier coup de peigne dans mes cheveux, je descendis en toute vitesse au rez-de-chaussé et entra dans le réfectoire.

Les filles étaient déjà et m'attendait, pendant que les autres élèves du manoir commencèrent déjà à se rassembler un peu. Une jeune fille asiatique, accompagnée d'un garçon. Celui-ci avait la peau mâte, les yeux verts avec des touches de marron. Ses cheveux bruns étaient bouclés, mais le top du top, c'était son tee-shirt issu de la série South Park où il y avait écrit « Oh mon dieu, ils ont tué Kenny ! ». J'adore cette série !

L'adolescente se présenta :


— Bienvenue au manoir, mon nom est Misaki et lui, c'est Julian. Et vous ?


Comme d'habitude, c'est Bella qui nous présenta. Comme je savais déjà ce qu'elle allait dire, je partis dans mes propres pensées. Il faut avouer que j'ai des troubles de l'attention et que lorsque je reviens à moi, je suis complètement pommée.

Soudain, Mélodie me donna un coup de coude et me tira de mes rêveries.


— Allo, la terre ! J'appelle Aella, m'entendez-vous ?

— Hein ?! Euh... Quoi ? ai-je trouvé à dire.

— Julian te parle, grande gourde !

— C'est qui Julian ?


L'intéressé me sourit. Son sourire...


— C'est moi, et toi ? me demanda-t-il.

— Moi ? C'est Aella Néfret, fille de Zeus.


Il rigola, amusé.


— Détend-toi, je ne suis pas un monstre. Bon, je redis mon nom : je m'appelle Julian.


Les filles gloussèrent derrière mon dos et pourtant, il n'y avait rien de drôle. Mais maintenant que je suis tapée la honte devant ce beau Julian, je devais lui répondre sans dire un truc pas trop stupide.


— J'aime bien ton tee-shirt, parce que j'aime bien South Park et son univers...


Stupide ! Il écarquilla les yeux, l'air surpris.


— C'est la première fois que je rencontre une fille qui aime South Park !

— J'aime bien Kenny, quand il meurt... C'est marrant.

— Trop !


Misaki prit le poignet de Julian.


— Désolée les filles, mais moi et Julian, nous devons nous en aller. Zac n'aime pas nous voir en retard !

— D'accord, alors à plus, répondit-il.


Ils partirent vers un groupe d'adolescents, qui, j'imagine, devait être le plus populaire du manoir. Les filles me scrutèrent tous avec leurs yeux, comme un animal trop mignon.


— Quoi ? ai-je demandé.

— Il y a un truc avec Julian, répondit Bella.

— N'importe quoi ! ai-je rétorqué.

— Si, si, ajouta Mélodie.


Agacée, je leur ai lancé un regard noir.


— Mais arrêtez, c'est n'importe quoi !


À ces mots, les portes du réfectoire s'ouvrirent enfin. Toute le monde se précipita vers le buffet. Affamée, j'ai contemplé toute la bouffe délicieuse et prit quatre assiettes de pizza. Ensuite, je me suis installée avec les filles à la table du fond, à l'écart des autres.


— Arrête de trop manger, me gronda Bella. D'autres personnes n'ont toujours pas mangé et s'apprête à venir. Ils ont aussi faim comme toi, probablement.

— Attend, juste une dernière part, ai-je plaidé.


J'ai voulu me lever, pour cherche une nouvelle part de pizza, mais Bella me tapa la main.


— Arrête, pense aux autres !

— J'arrête.


J'avais toujours envie de prendre une dernière part, juste pour le plaisir. En plus, ces pizzas étaient trop bonnes. J'ai regardé Bella, qui avait l'air préoccupée. Elle n'avait toujours pas touché à son assiette, rempli de sushis et sashimis japonais.


— Ça va, Bella ? ai-je demandé.


Elle haussa les épaules et commença à manger. Je n'avais pas envie de plus persister. Elle avait peut-être envie d'être seule, et j'en ai ressenti le même besoin. Mais sans que je me rend compte, il y a un mec qui est apparu soudainement devant nous. Yeux marrons et cheveux courts, il avait la peau mâte. Sans avoir été invité, il s'assit à côte de Mélodie qui arrêta de manger et nous jeta un coup d'œil du genre « c'est qui, ce type ? ».


— Salut les girls, je m'appelle Zac Rod. J'ai entendu dire qu'il y a de belles nouvelles qui se seraient pointées au manoir, et je vous ai trouvé. Comment vous appelez-vous ? demanda-t-il d'un air narcissique.


On s'est serré la main et je lui ai répondu :


— Je suis Aella Nefret, fille de Zeus. Voici Mathilde, fille d'Arès, Bella Wagner, fille de...

— Déméter ! répondit celle-ci en grommelant. Ça fait des semaines qu'on se connaît, et tu n'arrives toujours pas à retenir le nom de mon parent divin !

— Excuse, j'ai des trous de mémoire. Et pour terminer, voici Mélodie Désirène, fille d'Aphrodite.

— Fille d'Aphrodite, répéta-t-il, en regardant Mélodie avec un grand sourire, mais celle-ci n'était visiblement pas attirer par lui. Avec mes potes, on va aller au Skate Park pour terminer notre journée. Vous voulez venir ?


Toutes les filles hochèrent négativement leur tête.


— Non, merci, répondis-je. Peut-être une autre fois.

— Ok, alors à plus, dit-il.


Il partit vers la table qui était remplie des adolescents de toute à l'heure, les plus populaires. Il y avait sûrement Misaki et Julian.


— Je n'aime pas les mecs de ce genre, lâcha Mélodie.

— Moi, non plus, répondit Mathilde.


Je me levai et proposai :


— Bon, on bouge ? Moi, je n'ai plus faim.

— Si tu veux, répondit Mélodie.


Nous partîmes du réfectoire et tombâmes sur Carter, accompagné d'une jeune fille blonde aux yeux bleus qui devait avoir minimum 13 ans. Il y avait aussi un mec métis aux cheveux courts et à la carrure d'athlète. Carter nous remarqua et nous fit signe pour nous présenter ces deux inconnus.


— Je vous présente Sadie, ma petite sœur, et Walt Stone, l'hôte d'Anubis.

— Salut, moi c'est Aella...


Le dénommé Walt Stone me coupa la parole :


— Néfret, je sais qui vous êtes.

Mathilde se gratta la tête, confuse

— C'est qui Anubis ?

— C'est le dieu des Morts, banane ! répondis-je. — Qui traites-du de « banane » ? réagit-elle.

— Toi, voyons.


Mathilde serra ses poings, pour se retenir de me flanquer une raclée. J'adore chauffer ses nerfs, car je sais qu'elle est impulsif, mais Carter tapa du pied.


— Elles sont toujours comme ça, dit-il à ses amis.


Sadie sourit :


— Ce n'est pas trop grave. Demain, vous avez normalement un entraînement sur les bases de la magie avec Zia. Vous commencerez à 6h30, dans la salle des cours, situés au troisième étage.

— Quoi, 6h30 ? commenta Mathilde. Et d'abord, c'est qui Zia ? Bon d'accord, je me tais.


Je la comprenais, mais là, on n'avait pas trop le choix.


— Parfait, alors à plus tard, acquiesça Sadie.


Sur ces mots, il s'éloignèrent en direction du réfectoire et je me tournai vers les filles.


— Si vous me cherchez, je suis sur la terrasse de la grande salle.

— D'accord, répondirent-elle.

Arrivée aux escaliers, je me suis arrêtée pour regarder à travers une baie vitrée le couché du soleil tout en réfléchissant. Les grandes villes, c'était pas tellement mon truc. Même ici, je ne me sentais pas ici. J'entendis la porte coulissante d'ouvrir. Cette personne n'avait-elle pas l'impression que je voulais me sentir seul ? Et bien non car elle s'est assise à côté de moi et je ne l'ai même pas regardé.


— Il est beau le coucher le couché du soleil, pas vrai ? me demanda une voix.


J'ai immédiatement reconnu Julian mais que me voulait-il ?


— Ouais, ai-je répondu.


Je me suis tournée vers lui. Mon cœur s'est mis à battre tellement vitre qu'il aurait pu sortir de ma poitrine. Ses yeux verts était tellement beaux... En fait, il est tout simplement beau et mignon. Soudain, il s'est mis à sourire, voyant que je l'observais.


— J'aime tien tes yeux, ai-je dit. Euh... Je veux que ton reflet est magnifique avec le couché du soleil. Non, merde ! Ce n'est pas ce que je voulais dire ! Enfin si mais...

Et voilà, je me suis encore comportée comme une débile. C'est sûr, il me prendra pour une folle. Ah, que je suis stupide, stupide et stupide ! En fait, il rigola.


— Hé, détend-toi.

— Oui, oui, je suis très détendue.

— Je je le crois pas mais ce n'est pas grave.


Est-ce que j'étais zen ou pas ? Par contre, je me suis encore ridiculisée. Vas-y, rattrape-toi, dit un truc banal !


— Pourquoi t'es là ?


Trop banal... mais il passa ses doigts dans ses cheveux bouclés.


— Je suis là pour te voir, Aella. Enfin, pour discuter. Tu viens d'où, en fait ?

— Je viens de Louisiane et toi ?

— De Boston.


Il y a eu un moment de silence. Julian a lui aussi rivé les yeux vers le soleil et a repris :


— Tu sais qu'on parle beaucoup de toi, ici.

— Parce que je suis la fille de Zeus ?

— C'est ça mais moi, je te trouves plutôt sympa.

— Moi aussi, je me trouve sympa. Euh non... C'est moi qui te trouve sympa et en plus, t'es plutôt mignon... J'ai rien dit !

C'est toujours comme ça. Quand il y a un garçon que je trouve pas mal, je gaffe en disant n'importe quoi. Stupide, stupide et stupide ! Même si je l'ai déjà dit, il me semble.

— Tu voulais pas le dire mais tu l'as pensé, j'en suis sûr. Moi aussi, je trouve que... (Il s'est arrêté au milieu de sa phrase).

— Quoi ?

— Rien.

Sur ces mots, il partit en le faisant un clin d'œil. J'ai monté l'escalier et j'ai vu Mélodie, plantée devant moi, avec un grand sourire.

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